Le commandant Moussa, un héros national méconnu



Lahouari Addi
Professeur De Sociologie
Institut d ’Etudes Politiques De Lyon


 
 

S’il est vrai que l’histoire de la guerre de libération est peu connue, certains de ses acteurs le sont encore moins, et c’est le cas du commandant Moussa, de son vrai nom Benahmed Mohamed, grande figure de l’ALN, qui vient de s’éteindre à Oran, à l’âge de 84 ans.

J’ai rencontré Moussa en 1990 pour la première fois, regrettant de ne pas l’avoir connu auparavant. L’homme est fascinant à plus d’un titre: par son passé, par sa culture et surtout par sa façon rigoureuse d’argumenter. Sa connaissance des hommes et de la société se nourrit de l’observation de la vie quotidienne et d’une culture livresque peu commune chez des hommes de sa génération et de son milieu. Sa force dans le débat et dans l’analyse, c’est qu’il ne voit pas le monde d’en haut; il le voit toujours d’en bas, comme s’il habitait toujours son Hamri natal. Moussa est un individu peu ordinaire. On aurait dit qu’il était sorti d’un roman, tant le personnage est vrai, entier, franc et dur. Il ne ménage jamais son interlocuteur pour plaire, qu’il soit officiel, journaliste ou simple citoyen. Il dit ce qu’il pense quoi il en coûte et pour lui, toutes les vérités sont bonnes à dire. Exigeant pour lui-même, il l’a été pour ses supérieurs dans l’ALN ainsi que pour ses amis, et même plus tard pour ses propres enfants à qui il avait interdit d’utiliser son nom pour avoir quelque privilège auprès de l’administration. «Je ne suis pas monté au maquis pour avoir plus tard des privilèges, disait-il. J’ai rejoint l’ALN parce que c’était un combat pour la dignité. Ce n’est pas la misère qui m’a poussé vers le maquis. A l’époque, j’étais riche au regard du niveau de vie de mes compatriotes. Et comme beaucoup d’autres, je ne savais pas si j’allais survivre à la guerre. Quand j’ai vu plus tard ce que les jeunes pensaient de l’attestation communale, je n’en ai pas voulu. Et j’ai dit à mes enfants: oubliez que je suis un ancien moudjahed». Moussa n’a jamais en effet cherché à monnayer son passé ni pour lui ni pour sa famille. L’aurait-il voulu, il aurait été milliardaire dans l’Algérie des rentiers et des professionnels des conteneurs. C’est seulement en 1993 qu’il accepte de demander l’attestation communale, sous la pression d’amis qui lui ont fait remarquer que sa femme en aurait besoin pour sa protection sociale au cas où il venait à disparaître. Il a toujours vécu, depuis 1966, dans un logement de «biens vacants», devenu vétuste au fil des ans, au point où des morceaux de plâtre se détachaient du plafond et tombaient sur son lit de malade. C’est dans cet appartement, situé au 5e étage d’un immeuble où l’ascenseur était à l’arrêt depuis des années, qu’il recevait ses amis avec le même égard, du président de la République au simple employé de mairie. En 2001, sans qu’il n’ait fait la demande, il obtint des services de la wilaya un logement décent où il a rendu l’âme.

Le commandant Moussa est atypique à plusieurs titres. Tout d’abord, il est un des rares baroudeurs instruits, démentant cette image qu’un intellectuel est peu porté à l’action. Dans la discussion, il lui arrive de citer des vers de Prosper Mérimée ou de Baudelaire dont il avait lu les œuvres dans sa jeunesse, ou de commenter des passages de livres de Montesquieu ou Rousseau. Plus tard, ce sont les livres d’histoire qui le passionneront, demandant à tous ceux qui projettent de voyager en France de lui rapporter des livres. Moussa vient d’un milieu qui lui a permis de faire des études secondaires dans les années 1930 et d’obtenir des diplômes pour être instituteur dans la région d’Oran en 1938. En rupture avec le contenu des programmes, il quitte l’enseignement dans les années 1940. Il est en effet difficile d’imaginer Moussa enseigner à des enfants algériens l’histoire de Vercingétorix ou la victoire de Bugeaud sur l’émir Abdelkader ! Il opte pour une carrière de commerçant qui lui permet de militer d’abord dans les rangs des Oulémas - à qui il avait donné une grosse somme d’argent pour construire une mosquée et ouvrir la fameuse Medrasat el Falah à Oran - et ensuite dans l’UDMA de Ferhat Abbas.

Au début des années 1950, le Maroc et la Tunisie sont en pleine fièvre nationaliste, ce qui remplit d’impatience les militants comme lui. Il rompt avec l’UDMA et rejoint le PPA-MTLD en 1952, qui le présente aux élections municipales avec Lahouari Souiyah. N’ayant pas le profil du militant de l’UDMA, je lui avais posé la question sur son appartenance à ce parti alors qu’il est un homme d’action. «J’ai beaucoup de respect pour les nationalistes du MTLD, mais peu d’entre eux avaient de la culture, à l’exception de Hamou Boutlélis. A l’UDMA, il y avait des enseignants, des pharmaciens, des médecins… Nous discutions dans les années 1940 de la réunion de Yalta, de la création de l’ONU, de l’influence de l’Union Soviétique sur l’Europe de l’Est; nous commentions tous les événements internationaux susceptibles d’influencer l’évolution politique de l’Algérie. Mais dès que les événements commençaient à se préciser, j’ai quitté l’UDMA pour aller vers le MTLD.»

La vie de Moussa est un sujet de thèse universitaire en histoire, tant elle est riche en enseignements sur la genèse du système politique algérien. Deux évènements marquent cette vie singulière: la bataille du djebel Amor où Moussa a acquis sa notoriété de héros, et son différend avec Boumediène suite à sa désignation par le GPRA comme chef d’état-major intérimaire en octobre 1961.

Moussa est connu des maquisards comme étant l’homme du 2 octobre 1956. A l’époque, il était à la tête du bataillon Mourad qui opérait dans la région d'El Bayadh-Aflou. Le 2 octobre 1956, ce bataillon tendit une embuscade à un long convoi militaire français dans les monts du djebel Amor, embuscade qui s’était prolongée en une bataille qui avait duré plus d’une semaine, se déplaçant de lieu en lieu suite aux pilonnages incessants de l’aviation. Selon le quotidien Le Monde de l’époque, les soldats français ont eu à déplorer 37 morts et des dizaines de blessés. Le chef d’état-major de l’armée française, le général Ailleret, s’était déplacé de Paris pour constater l’ampleur des dégâts. Moussa pense que le bilan a été plus lourd que celui annoncé officiellement et conseille aux historiens de consulter les archives conservées par l’armée française. L’événement a eu d’autant plus de retentissement qu’il avait coïncidé avec une tentative des diplomates du FLN de soumettre la question algérienne à l’ONU, ce qui les avait aidés à contrecarrer la position défendue par la France dont le représentant parlait «d’opérations de police destinées à rétablir l’ordre public à l’intérieur d’un pays souverain». «La bataille du djebel Amor, dit-il, fait partie de l’histoire glorieuse de l’ALN. Il appartient aux universitaires, ajouta-t-il, d’écrire sur des bases scientifiques l’histoire peu connue de l’ALN. Il faut écrire cette histoire de manière rigoureuse et documentée et sortir de la propagande qui porte atteinte à la crédibilité de l’ALN».

Depuis ce 2 octobre 1956, le lieutenant Mourad – qui deviendra plus tard commandant Moussa – était une légende vivante parmi la population qui l’adulait. La vie dans les maquis, se rappelait-il, n’était pas facile, mais grâce à la population, nous avions résisté à l’armada militaire française, et dès que les circonstances le permettaient, nous programmions nos opérations de harcèlement. En 1959, Moussa fut appelé par le commandement de la Wilaya V pour s’occuper de tâches logistiques au Maroc. Le colonel Boumediène, dira-t-il, ne voulait pas d’un officier des maquis de l’intérieur qui s’impose par son propre combat. Durant son séjour au Maroc, Moussa était assez proche de Boumediène qui appréciait sa culture et ses qualités d’organisateur, mais il n’a jamais fait partie de son clan comme l’ont été Kaïd Ahmed, Medeghri, Bouteflika… C’était difficile de se subordonner Moussa, tant l’homme était rebelle et libre de ses jugements. Il a toujours refusé les clans et leurs hiérarchies et c’est pourquoi il n’en appartenait à aucun. Sur Boumediène, il avait un jugement sévère, même s’il reconnaît ses qualités de meneur d’hommes. «J’ai partagé avec lui pendant huit mois la même pièce. Ce qui m’a frappé le plus chez lui, c’est sa capacité de dissimulation. Il ne laissait rien transparaître sur le visage quelle que soit la nouvelle annoncée. Nous passions des heures à discuter. A chaque discours de De Gaulle, il m’appelait pour le commenter ensemble. Obsédé par l’ordre et la hiérarchie, il se projetait dans l’après-indépendance plus que n’importe qui d’entre nous. Après 1961, nous sommes devenus des adversaires, mais je reconnais qu’il avait des qualités humaines que peu d’hommes politiques possèdent».

En Tunisie, Boumediène fait encore appel à lui pour réorganiser les services de la logistique à la frontière sud où étaient stationnées des unités de l’ALN et d’où partaient les moyens financiers et matériels vers les wilayate de l’intérieur. Moussa s’acquitta de sa tâche avec brio, surtout que l’approvisionnement des maquis se faisait anarchiquement et qu’il devenait impératif d’y mettre de l’ordre. En juillet 19961, les relations entre le GPRA et l’Etat-Major allaient connaître une très grave crise. Le prétexte était la remise au gouvernement tunisien, qui l’exigeait, d’un pilote français dont l’avion avait été abattu par la DCA de l’ALN. Marquant leur désaccord avec cette décision, les membres de l’Etat-Major, avec à leur tête Boumediène, démissionnent. Le président du GPRA, Benyoucef Benkhedda, demande au commandant Moussa d’assurer l’intérim du commandement de l’ALN. Cet événement a beaucoup marqué Moussa qui avait accepté la charge par conviction républicaine et non par amour du poste. Il avait désavoué le geste de Boumediène qui, en militaire, aurait dû accepter la décision du gouvernement. Pour Moussa, le politique prime sur le militaire et il appartient aux officiers de faire respecter ce principe. Le GPRA était l’instance politique légitime et l’appareil militaire se devait de lui obéir. Quelques semaines plus tard, Boumediène revient sur sa décision et Moussa est «lâché» par le GPRA qui entérine le retour du démissionnaire comme si rien ne s’était passé. «J’ai demandé au GPRA un ordre écrit pour faire arrêter Boumediène pour désertion et insubordination, mais l’ordre n’est jamais arrivé. Même les ministres-colonels du GPRA comme Krim Belkacem, Boussof et Bentobbal semblaient craindre Boumediène». Moussa garde de cet épisode un souvenir amer sur le courage des uns et la lâcheté des autres. Sachant ce qui l’attendait s’il restait en Tunisie, il quitta ce pays pour entrer dans la clandestinité au Maroc, poursuivi par les agents de Boumediène qui voulait lui faire payer ce qu’il considérait comme une trahison. «C’est cet événement, survenu moins d’un an avant l’indépendance, qui avait ouvert à Boumediène la voie vers le pouvoir en 1962. C’était à ce moment que la lâcheté des membres du GPRA avait laissé encore une fois le militaire primer sur le politique, et les responsables sont Krim Belkacem, Boussof et Bentobbal. La suite, nous la connaissons», dit-il.

En été 1962, Moussa rentre en Algérie clandestinement et tente de s’opposer à la prise du pouvoir par Ben Bella et Boumediène et rejoint Boudiaf et Aït Ahmed. Il implante des maquis FFS dans l’Ouest du pays mais il est arrêté en 1963 et condamné à mort. Gracié par Boumediène en 1965, il se retire de la vie politique pour se consacrer à sa famille. Ses enfants deviendront qui médecin, qui ingénieur, malheureusement, dira-t-il, établis à l’étranger. En 1967, Boumediène lui propose le poste de ministre du commerce qu’il refuse, lui faisant savoir que le socialisme bureaucratique est une voie sans issue et qu’il est une source de corruption.

Comment se fait-il que ce maquisard qui combine le nationalisme guerrier de Amirouche et la culture politique de Ferhat Abbas n’ait pas été promu au grade de colonel? En politicien averti, Boumediène ne l’a pas désigné comme chef de la Wilaya V quand il a quitté le Maroc pour la Tunisie. Pour continuer à contrôler la Wilaya V, il lui a préféré le colonel Othmane, officier des maquis respectable mais à la personnalité effacée. L’immense Wilaya V - allant de Oued Rhiou à Tindouf - n’a donné à l’ALN que deux colonels originaires de l’Ouest, Lotfi et Othmane. La raison est que le commandement étant à l’extérieur, ses chefs ne risquaient pas de tomber au champ d’honneur et se faire remplacer par leurs adjoints comme cela se passait dans les autres Wilayate du pays. En s’éternisant comme chef de la Wilaya V, Boumediène a empêché les officiers supérieurs de l’Ouest d’accéder au grade de colonel.

Par ailleurs, Moussa regrettait que Hamou Boutlélis, le Ben Boulaïd de l’Ouest, n’ait pas été désigné comme membre du premier CNRA, ce qui aurait empêché son assassinat à sa sortie de prison en 1958 par la ‘main rouge’. L’arrestation de Hamou Boutlélis en 1950 et l’absence de colonels originaires de l’Oranie ont créé un déséquilibre régional au détriment de l’Ouest. Mais pour Moussa, le déséquilibre régional né de la révolution allait se résorber avec le temps. Ce qui était plus grave à ses yeux, c’est que le pays avait raté son entrée dans la modernité en 1962. «L’Algérie n’aurait pas dû opter pour le régime du parti unique et pour le socialisme qui n’était qu’un subterfuge de l’armée pour gouverner». Imprégné de culture démocratique, Moussa souhaitait que l’Algérie tirât profit de son expérience coloniale pour construire la modernité politique que la France avait refusée aux Algériens, en empruntant à l’ancien colonisateur le modèle du multipartisme, de la liberté de la presse, de l’autonomie de la justice et du pluralisme syndical. «Au lieu de cela, en 1962, nous prenions le chemin de l’Egypte qui vivait une dictature populiste», dit-il désabusé.

Je lui ai demandé un jour quel bilan fait-il de sa vie de militant nationaliste. «Certains diront que ma génération a remporté une victoire en arrachant l’indépendance. Pour moi, nous avons échoué car l’indépendance n’était qu’une étape. Je ne jette pas la pierre à l’un ou à l’autre. Nous avons échoué pour deux raisons. D’abord en tant qu’êtres humains, nous avons été faibles et fascinés par le pouvoir. Boumediène avait succombé à l’exercice du pouvoir confondant l’Etat avec l’administration. Il n’avait aucune idée de ce qu’est un Etat de droit. Pour lui, la séparation des pouvoirs de Montesquieu est une idée réactionnaire destinée à affaiblir le pouvoir révolutionnaire. Ensuite, notre société dans les années 1960 n’avait pas de ressources idéologiques à mettre à la disposition de ceux qui s’opposaient comme moi au régime du parti unique. Ben Bella et Boumediène ont pris le pouvoir en ayant un discours démagogique et en caressant dans le sens du poil». Il m’arrive souvent de réfléchir à ces paroles, me demandant ce que serait devenue l’Algérie si Moussa avait été confirmé comme chef d’Etat-Major en 1961 et s’il avait arrêté le colonel Boumediène comme il le souhaitait. Probablement que la légalité institutionnelle aurait été respectée et la crise de l’été 1962 évitée. Peut-être. Mais on ne juge pas les acteurs de l’histoire comme dans un tribunal pénal. Après tout, en 1962, Boumediène a été l’homme de l’unité nationale.

Quand je rendais visite à Moussa, je commençais par lui demander des nouvelles de sa santé. Il répondait : «Je souffre, j’ai mal partout. Si ce n’était notre religion qui l’interdit, je me serais suicidé. Mais mon corps n’est pas le centre du monde. Comment vont les choses à l’extérieur ? Qu’y a-t-il de neuf ?». Je reviens à la charge sur ses souffrances en lui demandant s’il avait pris les médicaments nécessaires: «Je les ai pris. Les amis médecins et ma famille sont à ma disposition H24. Mais il faut croire que c’est une punition divine. Durant la guerre de libération, nous avons été durs, très durs avec tous ceux qui avaient une conviction nationaliste tiède. Que Dieu nous pardonne». Moussa est incapable de parler de lui-même plus de cinq minutes. Il fait de suite dévier la discussion sur des sujets généraux.

Un après-midi de juillet 1992, il reçut une délégation d’anciens moudjahidine de la région d’Aflou, venus lui demander son conseil concernant les événements que vivait le pays. Devaient-ils prendre les armes pour se mettre aux côtés des islamistes ? Moussa leur répondit que quelles soient les défaillances de ce régime, il ne faut pas prendre les armes. «La seule fois où c’est légitime de le faire, c’est face à une occupation étrangère. Entre nous, il faut toujours éviter de faire couler le sang». Pour le provoquer et le faire parler sur ce sujet, je lui fais remarquer qu’il avait pris les armes en 1962-63 pour combattre le régime de Ben Bella-Boumediène. «C’était différent, répondit-il. A l’époque, c’était une lutte entre des courants de l’ALN pour imposer un projet politique. J’ai perdu et j’ai reconnu ma défaite. Aujourd’hui, nous avons un Etat aussi contestable soit-il. La lutte pour faire reculer l’injustice, la corruption et l’incompétence est toujours possible légalement et sans recours à la violence».

En janvier 1992, il a été favorable à l’annulation des élections remportées par le FIS car il se méfiait des mouvements de foule. «L’Algérie doit construire l’Etat de droit et sortir de l’ère de la démagogie populiste». Pour lui, le FIS était en 1991 un mouvement plébéien porteur d’une revanche sociale. Or il fallait à l’Algérie une transition pacifique. «Il fallait aider l’armée à cesser d’être un pilier du régime pour devenir, avec l’administration, un pilier de l’Etat», disait-il.

Moussa n’est plus aujourd’hui, laissant un souvenir impérissable chez ceux qui l’ont connu, mais aussi le sentiment que l’Algérie est pleine de potentialités qu’elle marginalise pour emprunter des voies sans issue.

Rectificatif :

Des Amis de feu le commandant Moussa, dont Maître Rahal du barreau d’Oran, et ses deux fils, Kacem et Haçène, ont attiré mon attention sur une information fausse rapportée dans l’article qui lui été consacré, et selon laquelle il aurait implante des maquis FFS dans l’Oranie.

Des sources crédibles consultées confirment en effet que l’opposition du commandant Moussa au régime de 1963 n’avait aucun lien organique avec le FFS. Je présente mes excuses aux lecteurs du Quotidien d’Oran pour avoir reproduit sans vérification préalable une information erronée.

 
     
 
 
 
Article paru le 19 Avril 2004 dans "Le Quotidien d'Oran"